Comment rémunérer le savoir ? 2

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Comment rémunérer le savoir ? 2

Message  snpefp le Dim 15 Fév - 19:18

La différence est grande :
une rémunération de 21 euros de taux
horaire de base, c’est 21 euros le cours d’1 heure, majoré de + 0,43 %
(ou +0, 39 % de ce cours) + 2 % de jours mobiles + 10 % de congés
payés. Mais une rémunération de 21 euros ‘tout compris’, c’est « all inclusive », aucun élément pécuniaire ne vient s’y ajouter.

La composition du travail des formateurs
-
l'acte de formation (AF) : face à face pédagogique animé selon toutes
les diverses modalités : individuelles ou collectives, directes ou
médiatisées, sur place, à distance, par téléphone…), encadrement de
stagiaires, intégration et formation de formateurs
L’AF, ce n’est
pas qu’1 heure de présence, de conversation ; c’est 1 heure de qualité,
d ‘écoute, d’échange, d’accompagnement, de transmission.
Il est
assorti de plusieurs activités: en amont, la préparation matérielle (P)
et la recherche (R) ; en aval, le suivi administratif et matériel
Il est parallèle à d’autres activités
- la veille pédagogique et la formation
-
les activités connexes (AC) : conception, réunions, ingénierie, repas
pédagogiques en présence des stagiaires ou des responsables, correction
des tests et des travaux écrits, élaboration de bilans ou rapports de
stage, permanences, information, accueil, d’orientation, sélection,
suivi, évaluation, contrôle, placement, tutorat, réponse aux appels
d’offres, analyse de la demande de formation, élaboration des
programmes de formation, construction et suivi de parcours
individualisés, élaboration de méthodes et outils pédagogiques,
parrainage/orientation de nouveaux formateurs, entretien de relations
avec l'environnement institutionnel ou professionnel, participation à
la commercialisation des actions, coordination d'équipe, formation,
formation de formateurs, délégation, remise de documents
administratifs, …
- le temps de déplacement professionnel
obligatoire au cours d’une même journée entre 2 lieux d’exécution du
contrat de travail pour effectuer son travail, que ce soit des AF, du
P, du R, des AC.

Les enjeux et questions à inclure :
- un statut du ‘formateur itinérant »
- l’ancienneté
Plus le formateur a de pratique, plus il acquiert un savoir pertinent mais moins il est apte à se déplacer.
- tâches administratives
L’usage du portable (annulations, reports, changements d’affectation, emploi du temps…)
- la CCN n’est plus adaptée en termes de diplômes (cf. formateurs de FLE)
- le taux horaire de base est infiniment bas pour des prestations intellectuelles de conseil

Les conséquences de la modification à la baisse du ratio
Si
le ratio était supprimé ou modifié à la baisse, le salaire ne serait
pas modifié pour les salariés déjà en place en vertu du contrat de
travail existant.
Quant à nos collègues nouveaux embauchés, ils se
verraient proposer des temps de préparation et de recherche
individualisés, diversifiés, minimisés, voire inexistants, comme c’est
hélas le cas dans la majorité des centres concernant le paiement des
déplacements.
Ils seront traités comme nos collègues
administratifs déjà fragilisés parce que ‘non facturables’ au client
qui subissent une grande détérioration de leurs conditions de travail.


Conclusions
Le temps de travail et sa rémunération sont des éléments essentiels de notre contrat de travail et cela a encore un sens !
-
au regard de la pénibilité du travail effectué par le formateur à qui
l’employeur ne fournit pas toujours les conditions professionnelles
appropriées: un lieu propice au travail et doté de l’équipement
nécessaire
- au regard de la charge psychologique importante liée à la dimension relationnelle de notre métier
-
au regard de la santé que nous y laissons vu le caractère éprouvant
d’une heure de classe et nos cordes vocales malmenées, des déplacements
dans des zones géographiques de plus en plus vastes
- au regard de la solitude en fin de carrière lorsque l’énergie nécessaire fait défaut
- au regard de la qualité de l’acte de formation dont le stagiaire à droit
-
au regard des incidences du nombre d’heures réel sur la prise en charge
des indemnités de Sécurité Sociale et le calcul de la pension des
retraités

De plus, dans nos petits et moyens organismes, les
salariés non organisés syndicalement sont-ils en mesure d’imposer des
dispositions favorables ? Voilà toute l’importance d’une convention
collective défendue par la CGT.

Nous devons préserver les dispositions de notre CCN OF !
Aux
mots d’ordre ‘productivité, flexibilité et maîtrise des coûts’, le
SNPEFP CGT secteur Formation Privée répond : ‘qualité, innovation et
dialogue social’.

snpefp

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Date d'inscription : 15/02/2009

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